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Nuisances lumineuses : premier bilan mitigé.

Une première étude dresse un bilan plutôt mitigé depuis l’application, en juillet 2013, du décret 118-2012 limitant l’éclairage nocturne des enseignes, des vitrines de magasins et des bureaux. Des campagnes de sensibilisation constituent les seules dispositions prises auprès des différents acteurs ; aucune sanction n’a encore été prononcée. Pour ériger ce premier bilan, Philippe Martin, ministre de l’Écologie, et Anne-Marie Ducroux, présidente de l’ANPCEN*, se sont rencontré le 27 février 2014.

L’origine d’une démarche éco-responsable.

Le 25 Janvier 2013, un décret visant à contrôler l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels définissait les grandes lignes pour combattre la démesure liée à l’éclairage artificiel. Les enseignes et vitrines de magasins, les bâtiments et monuments publics ou encore les immeubles de bureaux représentent les principales cibles de cet arrêté.

Inscrites dans une politique éco-responsable, ces démarches entrent dans la continuité de la volonté du gouvernement de diminuer la consommation électrique et de s’orienter vers une sobriété énergétique. Les conséquences d’un éclairage nocturne trop intense affectent non seulement certains écosystèmes, mais également la santé humaine.

Extinction prévue entre une heure et six heures.

Plus en détail, ce décret nous apprend que l’éclairage des enseignes et façades doit s’interrompre entre une heure et six heures du matin (excepté les établissements ouverts sur ce créneau) et qu’il est interdit, en journée, jusqu’à la tombée de la nuit. Les vitrines de commerces et les bureaux doivent, quant à eux, être éteints une heure après fermeture, et ne peuvent être rallumés avant sept heures du matin.

Malheureusement, ces contraintes ne sont pas toujours respectées, et ce sont les monuments et bâtiments publics qui se révèlent être les plus mauvais élèves. Selon un sondage réalisé par l’institut TNS Sofres, les enseignes et publicités lumineuses représentent la principale nuisance lumineuse nocturne, devant les bureaux inoccupés, puis les vitrines de magasin, et ce pour 52 % des Français.

De l’information aux contrôles des pollueurs visuels.

Ce bilan met en valeur deux points principaux à régler pour arriver à tenir les objectifs du décret : les bâtiments publics doivent se plier à ces mesures pour servir d’exemple, et des méthodes de contrôle et de sanctions doivent être mises en place.

Pour ce faire, Philippe Martin invite alors « à une nouvelle mobilisation des maires et de l’ensemble des services de l’État afin qu’ils continuent à se montrer exemplaires quant aux bâtiments placés sous leur responsabilité et qu’il veillent au bon respect de ces dispositions par les autres acteurs. »

* Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturne